Thoradin Crânedragon

Paladin hospitalier nain, disciple de Bahamut

Description:

Un grand nain robuste portant un harnois complet forgé par ses soins. Se battant au marteau de guerre et bouclier.
Il possède en outre un pendentif en argent représentant un dragon.
Il arbore une longue barbe tressée et deux tatouages : l’un bleu sur son front au motif linéaire et l’autre blanc argenté sur son épaule droite représentant un dragon.

Depuis la tragédie de son village, il arpente les routes avec ses cousins, Helbin et Dragor, à la tête d’une compagnie de mercenaires en aidant quiconque dans le besoin, tant qu’il estime que cela est juste et bon selon les principes de son dieu tutélaire, Bahamut. A l’image de son ami Fafnir, il a décidé de se dévouer à protéger ce qui lui semble cher en s’imposant comme un rempart vivant pour ses amis et sa famille.

De par sa dévotion peu traditionnelle, Thoradin voit le monde différemment, ne jugeant pas la personne selon sa race et ne supportant pas les châtiments abusifs et disproportionnés envers ceux qu’il considère comme innocent et étant prêt à remettre les traditions et coutumes en cause s’il le faut.

Age : 102 ans
Taille : 1m46
Poids : 87 kg
Barbe et cheveux : Roux
Yeux : Bleus

Classe : Paladin
Niveau : 11

Points de vie : 95
Afflux de soin quotidien : 17
Valeur d’un afflux de soin : 28PV

Initiative : 6
Perception passive : 19
Psychologie passive : 29

CA : 29
Vigueur : 22
Réflexes : 18
Volonté : 21

Force : 15
Constitution : 21
Dextérité : 13
Intelligence : 13
Sagesse : 18
Charisme : 18

Formations :
Diplomatie
Endurance
Psychologie
Religion

Voie parangonique : Hospitalier

Talent du paladin & hospitalier :
conduit divin : armure de Bahamut / force d’âme / force divine
Défi divin
Imposition des mains (4 fois/jour)
Action de l’hospitalier
Bénédiction de l’hospitalier

Prières à volonté :
Coup revigorant
Coup sanctifié

Prières de rencontre :
Châtiment protecteur
Châtiment vertueux
Transposition bienveillante
Coup libérateur

Prières quotidiennes :
Jugement du paladin
Vengeance du martyr
Pulsation solaire

Prières utilitaires :
Bénédiction du martyr
Protecteur divin
Bouclier de noblesse

Talents :
Armure de Bahamut
Entraînement martial nain
Expertise aux armes
Maîtrise polyvalente
Tenace (Remplacée par dureté naine)
Arme de prédilection (marteaux)
Dureté naine
Spécialiste des armures (harnois)

Bio:

Je m’appelle Thoradin, fils de Kildrak et de Helja du clan Crânedragon. Je suis né en 1274 dans un petit ville du nom de Kaze-Drak, ainsi que mon petit frère, Adrik. Je grandis paisiblement avec ma famille dans cette petite ville qui se trouvait à flanc de montagne et qui servait à garder l’un des accès au réseau souterrain du royaume nain. Nous servions d’avant-poste ainsi que de poste de garde entre notre royaume et le monde extérieur. Nous n’étions que deux milles habitants mais fort heureusement la région était calme et seul quelques orques et gobelins tentaient veinement de nous attaquer, par groupe de dix tout au plus. Cette paix était probablement due à Fafnir. C’était un dragon aux écailles argentées qui avait élu domicile dans un recoin de notre village il y a de cela dix générations et sur lequel il veillait afin de nous protéger. Nous vivions harmonieusement avec ce dragon protecteur : il alimentait le feu de notre forge tandis que nous lui donnions quelques animaux de nos élevages tels des cochons ou des bœufs.

Comme chaque nain de la ville, mon frère et moi avions reçu une formation martiale minimale pour être apte à nous défendre en cas d’attaque et beaucoup de nos amis épousaient une carrière militaire en tant que gardien des tunnels ou surveillant des remparts. Toutefois, nos occupations quotidiennes étaient bien différentes. Mon petit frère possédait une affinité avec les animaux et appréciait s’occuper de nos troupeaux mais aussi sortir et arpenter les bois devant notre montagne. Quant à moi, j’appréciais le travail de la forge. Battre le fer me détendait mais c’était surtout voir les flammes de Fafnir danser qui me fascinait plus que tout autre chose. Beaucoup d’entre nous étions impressionnés par ce dragon et avaient peur de l’approcher et de parler avec lui mais seuls nos anciens le faisaient car le connaissant depuis presque deux siècles pour certains. Tout cela aurait pu encore durer des siècles, si ce maudit jour n’avait pas eu lieu.

Dans la nuit du solstice d’hiver 1361, je travaillais encore à la forge alors que minuit était déjà passé depuis longtemps. J’essayais de confectionner un bâton en argent gravé d’animaux pour l’anniversaire de mon petit frère depuis plusieurs jours déjà mais j’échouais à chaque fois sur les gravures et le jour fatidique approchait à grand pas. Je voulais qu’il soit parfait et cette nuit, je sentais que c’était la bonne. Je venais d’achever mon oeuvre quand soudain le grand dragon d’argent s’exclama : “La persévérance dont tu as fait preuve est remarquable… tout comme l’affection que tu portes à ton cadet” Je sursautai à ces mots, c’était la première fois que j’entendais Fafnir et réalisai seulement quelque instant plus tard qu’il s’adressait à moi car étant seul dans la forge. “Je t’observe depuis plusieurs jours alors que tu t’acharnes sur ce bâton en ronchonnant qu’il n’est pas assez bien pour ton frère… Je dois avouer que cela m’amuse un peu… vivre avec une telle volonté de satisfaire et aider son prochain est une qualité admirable et…” mais son discours fut interrompu par un hurlement qui déchira le ciel à l’extérieur de notre montagne.

Fafnir décolla prestement et s’engouffra dans la nuit tandis qu’un de nos surveillant de rempart hurla “UN DRAGON!”, je pouvais aussi apercevoir une lueur rougeâtre à l’extérieur, tel un coucher de soleil, la forêt était en feu. S’en suivit un vent de panique au sein de la population, le dragon assaillant était une dragonne rouge, dont j’apprendrais le nom bien plus tard : Arnfalamme Redwings. Tout le monde courrait en direction des tunnels, notre seule chance de survie, la prochaine cité naine, Piquefoudre, était à deux jours de marche… tout le monde sauf moi. J’étais tétanisé par le spectacle auquel j’assistais, un combat entre deux dragons. Nos surveillants de remparts préparaient des balistes pour envoyer des carreaux sur le monstre et attendaient que Fafnir s’écarte de ce dernier. Mais le dragon rouge profita d’une ouverture dans la défense de Fafnir pour le charger et le plaquer droit au sol sur nos remparts. Ces derniers volèrent en éclat et une vision d’effroi se dessina, plusieurs dizaines de nos camarades, amis, frères gisaient sans vie… ce spectacle était insoutenable. Ce n’était pourtant que le début : le dragon adversaire donna un violent coup de griffe dans le torse de Fafnir, couché au sol, tout en lui tenant dans sa gueule sa patte avant droite. Cette attaque envoya Fafnir au fin fond de la grotte, là où se trouvait la forge, le mutilant au passage de sa patte et d’une profonde entaille à l’abdomen. Il s’en fallu de peu pour ne pas être aplati. Tandis que l’ennemi se prépara à exhaler son souffle ardent, Fafnir, se relevant difficilement, lança une charge désespérée contre le monstre et déploya ses ailes pour sauter par dessus notre ville mais il prît l’attaque de plein fouet et se retrouva projeter de nouveau au fond de la grotte, tandis que celle-ci commençait à s’effondrer.

Je me réveillai en ayant mal à la tête, une pierre m’avait touché et j’avais perdu conscience. La faim et la soif me tiraillaient et il faisait sombre et chaud. Etais-je mort? Non, j’étais bien vivant mais engloutis par la terre elle-même, la faim et la soif aurait raison de moi d’ici quelques jours. Je sentis à mes côtés le bâton que j’avais forgé. Finalement, je ne pourrais jamais le donner à mon frère. Le désespoir m’envahit et les larmes commencèrent à couler sur mon visage… quand je sentis un souffle chaud juste derrière moi : “Alors j’ai finalement réussi à en sauver un…”. Je reconnus la voix de Fafnir, elle était lourde, grave et difficile et sa main me faisait office de plafond. “Fafnir! Est-ce que ça va? Tu as vaincu l’autre dragon?” j’étais bien naïf, le grand dragon n’allait pas bien du tout, il agonisait : “Non…[toux]… Je n’ai pas réussi à protéger votre foyer… Mais je suis parvenu à te protéger de l’éboulement…[toux]… Maintenant, sortons-toi de là”. Fafnir regroupa ses forces et se souleva lui avec les éboulis, me dégageant une sortie à travers laquelle je m’empressai de m’engouffrer : “Merci Fafnir! Occupons-nous de vous maint…”. Je venais juste de me retourner et de prononcer ses mots quand je réalisa que la majestueuse créature n’était plus. Son dernier acte avait été de me sauver et ce malgré son corps fortement endommagé par l’âpre combat. La ville étant en ruine et silencieuse, je me résolus à laisser le bâton d’argent aux pieds de la dépouille de mon regretté nouvel ami en guise d’hommage et de faire route vers la cité voisine, où se trouvaient des membres de ma famille, le clan Mènelumière.

Les deux jours suivant furent un véritable calvaire, entre la soif et la douleur due à ma blessure, je faillis perdre connaissance à de multiples reprises. Je refusai de dormir avant d’être arrivé à destination, sous peine de mourir. Il restait seulement quelques minutes de marche et un dernier virage quand je trébuchai. J’étais complètement exténué et sentais mon corps devenir lourd : petit à petit, je sombrais dans l’inconscience. J’allais échoué si prêt du but. Soudain je l’aperçus… une flamme… à quelques mètres de moi, flottant dans les airs et semblant vouloir me guider. Cette flamme était platine et je ne sais pourquoi mais elle me redonna force et espoir pour me relever et continuer. Je marchai puis courus pour suivre cette lueur. Ma vue s’obscurcissait mais je parvenais encore à voir ce phare parmi les ténèbres avant de m’effondrer… Aux pieds des portes de la ville.

Un gigantesque dragon aux écailles de platine me prononça ces mots “Honore la mémoire et le sacrifice de mon fils qui a fait dont de sa vie pour la tienne et les tiens!”… avant que je ne me réveille dans un lit, la tête couverte de bandages. Ce n’était pas un rêve… c’était autre chose, une chose qui me dépassait complètement mais ce qui était sûr, c’était que c’était lui qui m’avait sauvé. Un prêtre était à côté en train de panser ma plaie avec de nouvelles bandes, il s’agissait d’un de mes cousin et j’appris de sa bouche que ma famille s’en était sortie et était ici : ils m’avaient cru mort. Cela faisait une semaine que l’attaque avait eu lieu. Je réalisa que j’avais passé cinq jours sous les gravats, mais cela signifiait aussi que Fafnir avait agonisé pendant autant de temps, cette idée me rendit triste. Je contai alors mes “visions” de la flamme et du dragon à mon cousin puis au grand prêtre, venu suite à sa demande. Ce dragon n’était autre que Bahamut, le Dragon de Platine, et le grand prêtre insista sur le fait que pour une raison qu’il ignore, il m’avait choisi.

Les jours suivants, je les passa alité afin de récupérer et en apprendre davantage sur ce qui s’était passé la nuit lors de l’attaque. Beaucoup de nains avaient péri, la moitié de la ville, une véritable catastrophe mais mon frère s’était aussi révélé très courageux en allant libérer les animaux de nos élevages pour les sauver malgré le combat dantesque qui faisait rage. Durant ce temps, je me questionna énormément : “Pourquoi aurais-je été choisi? Pourquoi moi plutôt qu’un autre? J’aurai dû mourir, alors pourquoi m’avoir sauvé? Je n’étais ni le plus fort, ni le plus intelligent, alors pourquoi?” Et puis, je réalisa quelque chose : Fafnir a tout fait pour nous protéger. Il a essayé de porter le combat à l’extérieur de la ville, il a encaissé le souffle de l’autre dragon en lui chargeant dessus pour protéger les habitants et il a essayé de nous protéger de l’éboulement : “vivre avec la volonté de satisfaire et d’aider son prochain… Je comprends mieux ce que voulais dire tu voulais dire mon ami. Et bien soit, qu’il en soit ainsi, je vais honorer ta mémoire et ton sacrifice! Je vais dédier ma vie à protéger les autres et si je le peux, j’honorerai la dette que j’ai envers toi et ton peuple! Bahamut et toi m’avez choisi, je ferai en sorte de ne pas vous décevoir!”

Je passa les années suivantes à me dédier corps et âme à Bahamut et lorsque mon cousin Dragor Mènelumière décida de partir sur les routes, je décidai de l’accompagner, me donnant ainsi l’occasion d’honorer mon engagement en aidant qui je pourrai.

Thoradin Crânedragon

Mercenaires dupresjo Kasrkin